Les précipitations : définition, étude et mesureCombien de mm de pluie pour une averse, un orage, une année ?20 déc. 2009 Guillaume Jeanne
Un pluviomètre est un récipient gradué en l / m² - Image personelle
On parle de la pluviométrie pour un lieu et pendant une période donnée. La pluviométrie est une valeur proportionnelle à la quantité d’eau qui tombe du ciel sous forme de précipitations (ce terme comprend la pluie, la neige, mais aussi le grésil ou encore la grêle), pendant une durée déterminée. Dans de nombreux pays, l’on utilise le litre par m² (L/m²), ce qui correspond à des mm/m², que l’on abrège souvent sous la forme mm. - 1 mm de pluie équivaut à 1 litre d’eau par m². - 1 cm de pluie équivaut à 10 mm, donc à 10 litres d’eau par m². - 30 cm de pluie équivaut à 300 mm, donc à 300 litres d’eau par m² - 1 m de pluie équivaut à 1000 mm, donc à 1000 litres d’eau par m² Afin de se donner une idée des correspondances, en France- Un brouillard d’une durée d’une journée : 0 – 0,5 mm. - Une bruine : 2-3 mm - Une perturbation océanique : 7-8 mm - Une perturbation océanique musclée : 20-30 mm - Un orage : 20 mm - Un violent orage : 50-100 mm - Un mois de novembre en Normandie : 80 mm - Une année de pluie à Paris : 650 mm - Un épisode cévenol : de 200 à 500 mm en 24 à 72 heures (et jusqu’à 900 mm pour les plus violents) - Un centimètre de neige équivaut à 1 mm de pluie (en moyenne, la neige est 10 fois plus épaisse, prend 10 fois plus de place que l'eau) - 10 centimètres de neige équivaut à 10 mm de pluie Les pays anglophones utilisent les inchs (1 inch = 25,4 mm). Pour mesurer les quantités de précipitations, on utilise un pluviomètre. Il peut être manuel (photo) ou automatisé. La répartition des précipitations sur l’annéeTous les régimes de pluies de chaque lieu de la terre, par an, sont uniques. Il est toutefois possible de les classer en trois grands groupes principaux: - Le régime régulier (pluies toute l’année) - Le régime cyclique (Alternance d’une saison sèche et d’une saison des pluies) - Le régime intermédiaire (Entre les deux, entre le régime cyclique et le régime régulier) Dans ce type de classification, la quantité totale de précipitations annuelles n’est pas prise en compte. Afin de connaître le régime des pluies d’une région, il faut faire une moyenne des précipitations relevées par mois et par an. 30 années de relevés sont au moins nécessaires avant d’obtenir des valeurs fiables et significatives du climat «moyen» en un lieu donné. Le régime régulier (Pluies toute l’année):Dans de très nombreuses régions du monde, les pluies sont réparties de façon relativement uniforme sur toute l’année. C’est le cas de la plupart des façades océaniques et semi océaniques, et jusque dans l’intérieur des continents, à moins de 500 à 800 km de la mer la plus proche. Pour d’autres raisons, certaines zones équatoriales, intertropicales (et non tropicales) bénéficient elles aussi d’un régime de ce type (notamment en Colombie, région de Chocò). A titre d’exemple, l’on peut citer le climat de la ville de Ketchikan, aux États-Unis, en Alaska, celui de Valdivia, au Chili, celui de la Normandie, de Paris, d’Edimbourg, et d’Ushuaia (Argentine). Dans tous les cas, il y a peu d’écart entre le mois le plus sec et le mois le plus humide (celui-ci ne dépasse pas les 12% de la quantité totale de pluie annuelle) Exemple Caen, Basse Normandie Précipitations totales annuelles : 668 mm. Mois le plus sec : Mars (38 mm) Mois le plus pluvieux : Novembre (77 mm) Calcul de l’écart : (77-38)/668 = 0,058. Ecart = 5,8% Le régime cyclique (Alternance de saison sèche, saison des pluies)En Afrique, en Inde, de nombreuses zones se caractérisent par un régime de pluie cyclique, avec alternance de saisons sèches et de saison des pluies. C’est le type prédominant dans les régions continentales, très continentales, mais aussi tropicales. Dans ce cas, l’on parle de climat de mousson. Dans certaines régions, les écarts sont parfois si prononcés que du désert, l'on passe au déluge, et du déluge, l’on obtient le désert. L’écart entre le mois le plus sec et le mois le plus humide est important, et dépasse souvent 18% du total annuel. L'exemple de Bangalore, Inde Précipitations totales annuelles : 940 mm. Mois le plus sec : Janvier (2 mm). Mois le plus pluvieux : Septembre (225 mm) Calcul de l’écart : (225-2)/940 =0,237. Ecart = 23,7% Le régime intermédiaireEntre les deux cas extrêmes précités, il existe une multitude de régimes intermédiaires de pluies. L’écart entre le mois le plus sec et le mois le plus humide est à mi-hauteur. Calculé comme précédemment, il se situe entre 12 et 18%. Le climat des régions méditerranéennes (Nice, Aix-en-Provence, Rome) et de certaines zones désertiques est de ce type. L'exemple de Rome, Italie Précipitations totales annuelles : 750 mm. Mois le plus sec : Juillet (10 mm). Mois le plus pluvieux : Octobre (110 mm) Calcul de l’écart : (110-10) / 750 = 0,133 Ecart = 13,3% Tous droits réservés Guillaume Jeanne. Demandez l'autorisation de l'auteur avant toute reproduction sur Internet ou dans la presse traditionnelle.
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